\Titre{Terminale Ssv1 -- Devoir N°11} \begin{gbar} Dans un repère orthonormal $(O,\vec{\imath},\vec{\jmath})$ ,on considère le cercle $(\Omega )$ de centre $O$ et de rayon $1$ (la figure est à la fin du document). On pose:\quad $\overrightarrow{OH}=x .\overrightarrow\imath$. \begin{enumerate} \item Calculer l'aire du triangle $MNI$ en fonction de $x$. \item On considère la fonction $f$ définie sur $[-1;1]$ par $f(x)=(1-x).\sqrt{1-x^2}$. Étudier la dérivabilité de $f$ en 1 et -1. On note $\mathcal{C}_f$ la courbe représentative de $f$ dans un repère orthonormal. En déduire une équation des tangentes à la courbe $\mathcal{C}_f$ aux points d'abscisses $1$ et $-1$. \item Étudier les variations de $f$ sur $[-1;1]$. \item Tracer la courbe $\mathcal{C}_f$. \item Pour quelle valeurs de $x$ l'aire du triangle $MNI$ est-elle maximale? Calculer alors cette aire. \item Démontrer qu'il existe un réel noté $\mu $,autre que 0, qui vérifie $f(\mu)=1$. \item Déterminer, à $10^{-2}$ près, une valeur approchée de $\mu$ par défaut . \end{enumerate} \end{gbar} \begin{enumerate} \item L'aire du triangle $MIN$ est égale à $(1-x)\sqrt{1-x^2}$. \item Nous commençons par définir la fonction $f$ au niveau de \textsc{maxima}. .m f(x):=(1-x)*sqrt(1-x^2); Afin d'étudier la dérivabilité de $f$ en $1$ et $-1$, nous allons définir le taux d'accroissement de $f$ entre deux points $x$ et $y$ de façon générale. .m T(x,y):=(f(y)-f(x))/(y-x); Calculons la limite de ce taux entre $x$ et $1$, lorsque $x$ tend vers $1$, à gauche. .m limit(T(x,1),x,1,minus); $f$ est donc dérivable en $1$ et sa courbe $\mathcal{C}_f$ admet une tangente horizontale en ce point. Procédons à la même étude locale, en $-1$. .m limit(T(x,-1),x,-1,plus); $f$ n'est pas dérivable en $-1$ et $\mathcal{C}_f$ admet une tangente verticale en ce point. \item Pour déterminer les variations de $f$ sur $[-1,1]$, il nous suffit d'étudier sa dérivée. .m a:diff(f(x),x); Essayons de simplifier... .m a:radcan(a); Nous allons noter $g$ la dérivée de $f$. .m define(g(x),a); Maintenant passons à la factorisation de $g$: .m factor(g(x)); Les zéros de $g$ sont $1$ et $-\frac12$, ce que nous pouvons retrouver avec \textsc{maxima}. .m s:solve(g(x)=0); Entre ces valeurs, la dérivée de $f$ est négative; à l'extérieur elle est positive. Par ailleurs les valeurs atteintes par $f$ sont, en ces points, respectivement: .m map(f,map(rhs,s)); \item La représentation de $f$ est la suivante: \begin{center}\includegraphics[scale=0.8]{fig2}\end{center} \item L'aire du triangle $MNI$ est maximale pour $x=-\frac12$ et elle vaut alors $\frac{3\sqrt3}4$. Autrement dit: \emph{l'aire d'un triangle isocèle inscrit dans un cercle donné est maximale lorsque le triangle est équilatéral}! \item L'existence de $\mu$ distinct de $0$ tel que $f(\mu)=1$ s'obtient par le fait que $f$ réalise une bijection de $[-1,-\frac12]$ sur $[0,\frac{3\sqrt3}4]$. Elle se conjecture à partir de la représentation. Essayons de le retrouver avec \textsc{Maxima}. .m solve(f(x)=1); La réponse est ce qu'elle est, loin d'être satisfaisante. En remarquant que $f$ est positive, l'équation $f(x)=1$ est équivalente à $f(x)^2=1$. .m M:transpose(solve(f(x)^2=1)); Il y a quatre solutions dont deux sont, selon les apparences, complexes. On retrouve $0$ comme racine réelle et $\mu$ qui doit être en avant dernière position. Quelle a été l'équation effectivement résolue? .m e:expand(f(x)^2-1=0); C'est une équation du quatrième degré... .m factor(e); Qui, en réalité, se réduit à la résolution d'une équation du troisième degré, ce que \textsc{maxima} sait faire (méthode de \textsc{Cardan}). Isolons maintenant une expression de $\mu$: .m mu:rhs(part(solve(f(x)^2=1),3)); Donnons-en une approximation: .m >float2bf:true$ .m a:float(bfloat(float(mu))); Voici une approximation de $\mu$ qui semble satisfaisante. .m f(a); Enfin, tout est relatif. Les derniers chiffres donnés dans l'approximation de $\mu$ ne sont pas significatifs \end{enumerate} \begin{center}\includegraphics{fig1}\end{center}